DEUXIÈME VAGUE COVID19, LES PRIX DE L'IMMOBILIER NEUF VONT-ILS BAISSER ?

À partir de ce soir et jusqu'au 1er décembre 2020, la France va de nouveau être confinée. Une situation économiquement difficile, mais nécessaire pour endiguer l'épidémie qui ne faiblit pas. Pour maintenir leur activité, et notamment la commercialisation de leurs programmes immobiliers neufs, les professionnels de l'immobilier ont digitalisé toutes les étapes de l'achat d'un appartement neuf.  Des mesures de protection qui devraient permettre au secteur de l'immobilier neuf de maintenir un semblant d'activité durant les quatre semaines à venir. À ces mesures, qui visent à protéger les clients, s'ajouteront également celles qui encadreront les chantiers de construction des programmes immobiliers neufs. Le secteur du bâtiment ne pouvant pas appliquer le télétravail, les chantier du bâtiment continueront de fonctionner avec des conditions sanitaires renforcées.  Alors, quid des prix du marché immobilier neuf, qui devrait connaître une nouvelle période d'incertitude. Les prix vont-ils cette fois baisser ? Éléments de réponse.


RÉTROSPECTIVE DE LA PREMIÈRE VAGUE

Lors du premier confinement, le secteur de l'immobilier neuf a subi un véritable coup d'arrêt. Procédures administratives des obtentions de permis suspendues, chantier de construction à l'arrêt,  projets immobiliers d'investissement locatif ou d'achat de résidence principale arrêtés ou reportés, commercialisation des programmes immobiliers neufs retardées, c'était tout le secteur de l'immobilier neuf qui s'arrêtait du jour au lendemain, sans perspective de reprise à court terme. Une situation inédite dont on prédisait qu'elle conduirait à une crise immobilière sans précédent et à une baisse des prix de l'immobilier significative.

La réalité a été tout autre. Les prix de l'immobilier neuf n'ont pas baissés. Au contraire, ils ont même augmenté ! Jusqu'à 11% de certaines villes de France !

Faisant preuve d'une grande capacité d'adaptation, les promoteurs immobiliers ont réagi avec une présence d'esprit remarquable. Tout d'abord en digitalisant leur activité commerciale pour permettre aux clients, qui souhaitaient toujours investir en loi Pinel ou acheter leur résidence principe, d'aller jusqu'au bout de leur projet immobilier. Puis en reprenant très vite les chantiers de construction, grâce au guide sanitaire élaboré par les professionnels de l'immobilier. Enfin, en régulant leur stock d'appartements neufs,  en alternant la vente en gros et la vente au particulier, soutenue par des offres attractives.

Bien sûr, le volume des ventes d'appartement neuf n'est pas comparable avec l'exercice précédent. Mais ces mesures et ces politiques de gestion des ressources et des stocks, décidées, rappelons-le en quelques semaines durant une période très incertaine, ont permis au secteur de l'immobilier neuf de limiter les effets désastreux de l'épidémie sur le secteur de l'immobilier, et par conséquent ses effets sur les prix de l'immobilier neuf.


LA DEUXIÈME VAGUE

Contrairement à la première vague, les professionnels de l'immobilier neuf sont beaucoup mieux préparés à la seconde vague. Toutes les mesures qui permettent la poursuite des chantiers de construction et des commercialisations de programmes immobiliers neufs sont déjà en place. Pour les clients qui souhaitent acheter un appartement neuf, dans le cadre d'un investissement locatif ou d'un achat en résidence principale, devenir propriétaire de son logement neuf est donc toujours possible, et même recommandé par la président de la république qui a appelé les français à soutenir les entreprises.

La situation est d'autant plus encourageante que la digitalisation des actes de réservation et des actes de vente à fait ses preuves. Digitalisation qui ne change rien aux conditions d'achat d'un appartement neuf et aux garanties qui accompagnent la construction et la livraison d'un logement neuf.


PERSPECTIVE À MOYEN TERME

Aussi bien dans les faits que dans la forme, sur l'aspect économique du secteur de l'immobilier neuf, rien ne semble différentier la deuxième vague de la première. Par conséquent, comme le disait la première analyse (analyse des perspectives de sortie de crise), rien ne permet d'envisager une baisse des prix à moyen terme. Certaine typologie de logement neuf, comme les rez-de-jardin, devraient même faire l'objet d'une hausse sensible des prix pour répondre à une demande plus forte, conséquence directe du confinement.