LES PRIX DE L'IMMOBILIER NEUF ET DE L'ANCIEN SE RESSERRENT !

La crise globale causée par le coronavirus a engendré de nombreux changements dans tous les domaines économiques. Les prix de l'immobilier ont été impactés, et les envies des personnes qui souhaitent effectuer un investissement immobilier changent. Aujourd’hui à la suite du déconfinement, on constate que les besoins de grands espaces se manifestent plus que jamais, et que de nombreuses personnes semblent être prêtes à s’éloigner un peu plus des villes. Un autre choix peut alors s’imposer à elles : faut-il s’orienter vers des programmes immobiliers neufs, ou s’intéresser au marché de l’immobilier ancien ? La demande évolue, et des répercussions sur les prix sont inévitables. Parmi les conséquences directes qui peuvent être constatées dans certains secteurs, un resserrement des prix entre les marchés du neuf et de l'ancien se fait déjà sentir.


LES PRIX DE L'IMMOBILIER EN CONSTANTE ÉVOLUTION

Si les prix continuent à monter de manière générale, c’est véritablement dans l’ancien que ceux-ci ont connu une hausse impressionnante. D’après les dernières données rendues publiques par les experts du marché immobilier, en Île-de-France les prix sur le marché de l'immobilier neuf ont progressé d’un peu moins de 5 % sur un an. Sur le marché de l'immobilier ancien, la hausse sur la même période atteint presque 7 %. Alors que sur Paris les prix des biens immobiliers anciens étaient déjà supérieurs à ceux du neuf, la différence atteint maintenant plus de 20 %. 
Ce constat vaut principalement pour la capitale française. Ailleurs en région parisienne, même si les tarifs continuent de grimper, les prix constatés sur le marché de l'immobilier ancien restent globalement moins élevés que ceux des programmes immobiliers neufs, même s'ils progressent souvent plus rapidement.


UN NET RESSERREMENT DES PRUX DANS CERTAINS SECTEURS

Dans certaines localités, il devient même potentiellement plus avantageux financièrement de choisir d’acheter du neuf. Selon une étude effectuée par SeLoger, à Créteil dans le Val-de-Marne, ou encore à Asnières dans les Hauts-de-Seine, le prix au m² est assez proche qu’il s’agisse d’une maison neuve ou ancienne. 
Dans certaines villes d’Île-de-France, les prix de l’ancien ont ainsi subi une hausse de près de 20 %, alors même que le prix de l'immobilier neuf était en nette baisse. En dehors de la région parisienne, certains territoires sont également sujets à des hausses de prix conséquentes, et un resserrement des prix entre les 2 marchés est également nettement constatable. A Lyon par exemple, l’écart de prix entre le neuf et l’ancien n’est plus que de 8 %, et à Bordeaux il descend même à 7 %. 
Les raisons de cet état de fait sont claires. En premier lieu, la demande est supérieure à l’offre, et participe donc à faire nettement grimper les prix des biens anciens. 
Sur ce marché très dynamique, les prix étaient déjà très fortement à la hausse depuis plusieurs années. Durant les 5 dernières années dans les plus grandes villes de France, le prix de l'immobilier a augmenté de plus de 35 %, pour atteindre même 42,9 % de hausse à Lyon. Dans le cas d’une Vente en État Futur d'Achèvement, le prix est fixé en se basant sur le coût foncier datant de 2 ans avant la conclusion de la vente, ce qui permet donc clairement aux prix du marché de l’ancien de réduire l'écart. 
Au niveau du neuf, les retards accumulés dans les constructions à cause du coronavirus et de l’arrêt des travaux, ainsi que les ventes sur plan qui n’ont pas pu être finalisées, peuvent également pousser certaines personnes à revoir leurs projets. Ces éléments, associés aux craintes qui persistent chez certains de reprendre un projet qui nécessite des travaux, sont autant d’autres facteurs défavorables au neuf, et qui profitent au marché de l'immobilier ancien.


LE NEUF CONSERVE SES AVANTAGES

Le marché de l'immobilier neuf n’est cependant pas autant en retrait dans tous les secteurs géographiques, et ce resserrement des prix n'est pas forcément synonyme de perte d’intérêt pour ce secteur. Dans l’ouest de l’Île-de-France, le prix au m² d'un bien immobilier neuf reste globalement bien supérieur à celui d'un bien neuf. A Saint-Cloud par exemple, le prix moyen constaté au m² est encore 28 % plus élevé pour un bien neuf. 
Cela est dû au fait que pour une personne qui souhaite réaliser un investissement dans une résidence principale, choisir d’acheter une maison ou un appartement neuf continue de proposer des avantages non négligeables. Parmi ceux-ci, la facture énergétique bien plus restreinte, ainsi que les conceptions plus modernes des bâtiments neufs, où la répartition des surfaces est souvent bien mieux pensée, font partis des avantages qui continuent de séduire de nombreuses personnes. De même, la présence d'équipements plus modernes au niveau de l’installation électrique et téléphonique, comme une alarme ou un visiophone, participe également à rendre les biens neufs plus attrayants. Opter pour le neuf est aussi l’assurance d’avoir un bâtiment conforme aux normes techniques et environnementales récentes. 
Pour un particulier, choisir de s’orienter vers le neuf pour l’achat de sa résidence principale permet aussi d’éviter certains désagréments, comme la nécessité de travaux prévus ou imprévus pour l’entretien et la rénovation. Tous ces éléments ont un prix, et permettent encore aux tarifs sur le marché de l’immobilier du neuf de rester à un certain niveau, malgré l’évolution de la demande, et des prix de l’immobilier ancien.


DES DISPOSITIFS EN FAVEUR DE L'IMMOBILIER NEUF

Certaines mesures, comme la loi Pinel ou la loi Censi-Bouvard, qui concernent les investissements locatifs, viennent favoriser un peu plus le marché du neuf et le rendre plus attrayant. Dans le cas d’un investissement dans le but de devenir locataire, ces dispositifs peuvent également encourager les banques à se montrer plus volontaires, et à accorder plus facilement des prêts à des taux préférentiels. 
De plus, les frais notariaux sont clairement moins élevés pour un investissement immobilier dans le neuf. En effet, la différence de droits de mutation peut atteindre 5 % du prix de vente total, et ceux-ci peuvent donc largement participer à faire pencher la balance en faveur d’un achat d’appartement neuf ou de maison neuve. Si pour un investir à court terme l'ancien peut être très attractif, un investissement dans le neuf permet encore à l'heure actuelle de bénéficier d'aides fiscales et financières qui peuvent permettre de le rendre plus profitable sur le long terme.